Actualités
Prochains concerts
- Le 7 décembre 2008, 16 heures, à la cathédrale Saint-Pierre d'Annecy (74),
création du "Magnificat" par l'Ensemble Vocal "Résonance Contemporaine",
direction Alain Goudard. reprise de cette oeuvre par les mêmes interprètes en
l'église de Saint-Denis-les-Bourg (Bourg-en-Bresse) (01), le 12 décembre à 20
heures 30, et en l'église Saint-Jean-Baptiste de La Motte Servolex (Chambéry)
(73), le 14 décembre à 17 heures.
- le 28 novembre 2008, à 20 heures, à l'Espace Odyssée d'Eybens (Grenoble) (38),
exécution de "Ruines, clartés stellaires" par l'Ensemble "Le temps retrouvé",
direction Serge Coste.
- Dimanche 4 mai 2008, en l'église d'Issoudun (36), dans le cadre des 15èmes
Rencontres Musicales de La Prée, création de "Chemins de traverse", pour violoncelle "obbligato" et orchestre, par D.de Williencourt, violoncelle, et l'Orchestre des
Jeunes de Moscou, direction Valeryi Vorona.
- Mercredi 9 avril 2008, "Passage(s)", par l'orchestre de l'UPV/CRR de
Montpellier, sous la direction de Jérôme Pillement, à l'"Espace Rencontres" à Castelnau-le-Lez
(34).
- Mardi 8 avril 2008, "Passage(s)", par l'orchestre de l'UPV/CRR de
Montpellier, sous la direction de Jérôme Pillement, au théâtre de la
Vignette à Montpellier.
- Vendredi 14 mars 2008, "Rosenkranzlieder", sur des poèmes de Georg Trakl, pour soprano, guitare et ondes Martenot, à l'Auditorium de Colombes (92).
- Mardi 11 mars 2008, création de "Passage(s)", par l'orchestre de l'UPV/CRR de
Montpellier, sous la direction de Jérôme Pillement, à l'Opéra-Comédie (salle
Molière) , Montpellier.
- Mardi 12 février 2008, "Rosenkranzlieder", sur des poèmes de Georg Trakl, pour soprano, guitare et ondes Martenot, au C.A.C de Mantes (78).
- Dimanche 16 décembre 2007, Création des "Rosenkranzlieder", sur des poèmes de Georg Trakl, pour soprano, guitare et ondes Martenot, à 18h30, au théâtre du
Lucernaire (Paris).
- Jeudi 22 mars 2007 , à 18 h, à l'Auditorium du Conservatoire d'Aix-les-Bains
(73), concert-conférence autour des oeuvres de Jean-Claude Wolff.
Seront joués :
"Cis", pour piano
"Petites musiques nocturnes", pour violon et violoncelle
"Paginas de invierno", pour baryton, piano, violon et
violoncelle.
Dans le cadre des "14èmes Rencontres musicales autour de La Prée"
- Jeudi 17 mai 2007 , à 20h45, à l'Abbaye, création de "Cinq
Mantras" pour piano, par Laurent Wagschal.
- Samedi 19 mai 2007, à 15h00, à l'Abbaye, création de la
"Sonatine" pour hautbois et piano par Gilles Silvestrini,
hautbois, et Laurent Wagschal, piano.
- Dimanche 20 mai 2007 , à 15h00, à l'Abbaye, reprise de "Paginas
de invierno", par Philippe Cantor, baryton, Laurent Wagschal,
piano, Jean Ferrandis, flûte, Paruyr Shahazizyan, violoncelle.
Résidence
Jean-Claude Wolff est compositeur en résidence à l'Abbaye
de la Prée à partir du 1er Octobre 2006, pour une durée
de un an.
"Le Quatuor", opéra de Jean-Claude
Wolff
Les années 2005 et 2006 sont marquées par l'écriture
d'un opéra, "le Quatuor", sur un livret de Rory Nelson.
Pour cette oeuvre d'environ 2h30, écrite pour 7 chanteurs et 80 musiciens,
le compositeur bénéficie de l'aide à l'écriture de la Fondation Beaumarchais.
Argument
Prologue.
Une nuit de solitude et de découragement. Julien Dassare s'interroge
et va se ressouvenir du printemps 58 où, jeune homme d'abord plein d'espérances,
il a vécu les événements les plus impor-tants de sa vie.
Acte I.
Julien, jeune compositeur, se trouve depuis quelques jours en vacances
au bord de la Manche, à l'Hôtel-Restaurant de Caux, heureux de jouir
de sa liberté malgré l'ombre d'un possible départ pour l'Algérie. Un
soir, au dîner, apparaissent trois étrangères remarquables qu'enveloppe
une aura de grâce et de mystère. Julien va associer les trois femmes
aux trois âges de la vie ou à des déesses. Sous l'influence de cette
rencontre, il va se mettre à écrire un quatuor.
Acte II.
Le lendemain soir, un homme tout aussi mystérieux vient rejoindre le
trio féminin. Le temps passe, il travaille avec profit à son quatuor,
ses liens se resserrent avec ses compagnons. Julien prend un vif intérêt
à parler avec l'homme, Erlando, qui soulève quelques pans du mystère
qui entoure ces quatre personnages et l'éclaire sur son travail de composition.
Lors d'une promenade, Moïra lui manifeste sa tendresse. Le soir même
il va vivre (ou imaginer vivre) une nuit d'amour avec Moïra.
Acte III.
Le lendemain, promenade en mer des cinq personnages. Le temps est beau
et l'humeur joyeuse mais peu à peu le ciel va s'assombrir et la barque
dériver à l'écart de la côte. Soudain tout s'immobilise et Julien entend
s'élever une musique inouïe, venue de nulle part, inhumaine et pourtant
empreinte de félicité et de nostalgie. Il se rend compte que ce sont
ses compagnons qui chantent, perdus dans un rêve. Le chant s'achève
et Julien va ramener la barque à bon port. Rentrés à l'hôtel, chacun
regagne sa chambre. La tempête s'approche. Julien est oppressé. Moïra
frappe à sa porte, vêtue d'une magnifique robe de soirée. Elle lui annonce
qu'ils vont partir le lendemain et l'invite à partager un repas d'adieu.
Deux jours plus tard, Julien quitte à son tour l'hôtel et regagne Paris.
La veille, un télégramme de son père l'a averti qu'il vient d'être appelé
en Algérie.
Epilogue.
Retour au présent. Julien évoque les mois d'horreur en Algérie, puis
son retour à Paris, le succès du quatuor. Mais l'ouvre sera sans lendemain.
Julien ne pourra jamais plus écrire, lui qui a entendu le chant des
divinités.
" Jamais je n'ai revu mes mystérieux compagnons, mes merveilleux étrangers.
Plus de quarante années se sont écoulées depuis. Le vieil homme que
je suis à présent a bouclé la boucle. Je pense à ce qu'ils sont devenus,
je revois avec précision leur démarche, leurs visages, je revois Moïra,
mon aimée, je réentends leurs voix, j'éprouve toujours le mystère de
leur charme dans la lumière tremblante de ce printemps au bord de la
Manche. Et je sais, dans l'intimité de mon cour je sais, que jamais
ils ne mourront. "